Il a un parfum de cannelle

Lundi 12 octobre 2009 à 18:12

     "D'abord, il y a les deux lèvres qui s'effleurent et qui se cherchent. Puis deux souffles qui se mêlent dans le froid. C'est un baiser caressant qui devient presque morsure. Un baiser dans lequel on atteint ce qu'il y a de plus intime en l'autre.
     Sans aucun retenue, le corps de Juliette se plaque contre celui de Sam.
     Tout de suite, elle ressent pour lui quelque chose de violent et de destructeur. Une attirance chargée de fascination et de crainte. Une brûlure intense, une merveilleuse douleur...
     Sam l'attire à l'intérieur et referme la porte sans cesser de l'embrasser.
     Il la débarrasse de son manteau qui glisse sur le sol.
     Elle lui déboutonne sa chemise avant de l'envoyer valser sur l'une des lampes de chevet. Ses mains tremblent un peu.
     Il lui ôte sa veste. Dans la précipitation,un bouton craque et tombe par terre.
     Tant pis pour le tailleur de Colleen.
     Elle remarque une cicatrice en forme d'étoile juste sous son épaule.
     Il l'embrasse dans le cou alors qu'elle rejette la tête en arrière.
     Elle lui mord les lèvres puis, dans le même mouvement, l'embrasse très doucement comme pour cicatriser la plaie.
     Elle lève les bras pendant qu'il lui retire son pull.
     Il défait sa jupe, qui glisse le long de ses jambes. Elle se love contre lui.
     La pièce est toujours baignée d'une douce pénombre. Contre un mur, Juliette distingue un large bureau recouvert de piles de livres. Sans aucune théâtralité, Sam le débarrasse en deux secondes en envoyant tout valdinguer.
     Elle s'assoit sur la place ainsi libérée. Il lui retire ses mocassins puis ses collants.
     Il promène lentement son index le long de ses lèvres alors qu'elle lui déboutonne son jean.
     Elle a les joues brûlantes, comme si un sang nouveau irriguait tout son corps. Elle se penche sur lui et goûte le velouté de sa peau. Il a un parfum de cannelle.
     Les yeux accrochés au visage de l'autre, elle lui prend les mains et les guide vers ses seins. Ses mains puis sa langue parcourent sa poitrine et glissent jusqu'à son ventre. Il respire sa peau qui sent la lavande. Elle ancre son regard dans le sien. Il l'enveloppe de ses bras. Elle lui entoure la taille de ses jambes. Il attire son visage vers le sien pour l'embrasser encore. Elle le trouve étonnamment tendre, un peu comme s'il redoutait de lui briser les os sous ses caresses.
     Pour lui, jamais ça n'a été comme ça. Pendant tout le temps que dure leur étreinte, ses sens sont comme amplifiés. Il entend son coeur qui cogne dans sa poitrine et le bruit intense de sa respiration. Il se sent perdu, hors de lui, désemparé, comme si un autre homme avait pris le contrôle de son corps. Et en même temps, il est davantage lui-même qu'il ne l'a jamais été auparavant.
     Puis il n'y a plus ni de lui ni de elle, ni d'avant ni d'après, ni de nord ni de sud. Juste le mélange de deux exilés sur un continent inconnu. L'incendie de deux solitudes qui s'accrrochent l'une dans l'autre. Sur une autre planète, sous un autre ciel, dans une petite maison recouverte par la neige, là-bas à Manhattan."

[Sauve-moi, Guillaume Musso]

Croqué par acces.au.bonheur

Par SEO CONSULTANT le Jeudi 3 septembre 2015 à 16:44
Je vous remercie pour l'information.
Par serrurier paris 15 le Lundi 7 septembre 2015 à 8:56
Excellent article je vous soutient .
 

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